L'art martial

Le Wing Chun

Du Red Boat Opera à Yip Man : l'histoire d'un des systèmes de Kung-fu les plus pratiqués au monde, et sa pratique au sein de l'association.

Le Wing Chun est un système de boxe chinoise — littéralement « la boxe du printemps radieux ». Ce style de Kung-fu naît en Chine, mais ses origines exactes restent incertaines et encore discutées.

La légende la plus reprise le fait naître au XVIIe siècle et l'attribue à Ng Mui, une nonne bouddhiste qui aurait fui la destruction du temple de Shaolin avant de transmettre son art à Yim Wing Chun, qui donna son nom au système.

D'autres recherches, plus étayées mais toujours sans archives primaires, font remonter la pratique documentée au XIXe siècle, aux troupes itinérantes du Red Boat Opera, où se côtoyaient artistes et pratiquants de Kung Fu. Des figures comme Wong Wah Bo et Leung Yee Tai sont associées à la transmission du système jusqu'à Leung Jan. De cette lignée jusqu'à Yip Man, la filiation est en revanche bien établie.

C'est le Grand Maître Yip Man qui l'enseigne publiquement pour la première fois, à Hong Kong dès 1949 — parmi ses élèves, le plus célèbre reste Bruce Lee. Le système connaît un nouvel essor mondial à partir de 2008 grâce à la saga cinématographique Ip Man, portée par Donnie Yen, qui fait découvrir la discipline à un tout nouveau public. Aujourd'hui, le Wing Chun est l'un des systèmes de Kung-fu les plus pratiqués au monde.

Deux pratiquants d'AWCKF en exercice de Chi Sao, mains collantes du Wing Chun
Chi Sao — mains collantes

L'apprentissage inclut la pratique du Chi Sao (« mains collantes »), celle des taos — l'équivalent des katas japonais — et le travail du mannequin de bois (mook jong).

  • 3 taos à mains nues et 2 taos d'armes (couteaux papillon, bâton long)
  • Chi Sao : système sensitif, concentration et détente du corps
  • Mannequin de bois (mook jong) : coordination, rapidité, précision